Voyage d’études à Rennes
Sous les radars. Les friches, de leur disparition à leur dispersion. 10e atelier Inter-friches, 7-9 avril 2026, Rennes.
Les étudiants de Master 1 et 2 en Architecture (Atelier Architectures – Territoires – Stratégies – Paysages) et les étudiants de Master 1 en Urbanisme et Développement territorial (Atelier Esquisse de programmations : analyse et enjeux du ménagement) ont participé au 10ème atelier Inter-friches, tenu à l’Hôtel Pasteur et à l’Ecole Européenne Supérieure d’Art de Bretagne (site de Rennes) du 7 au 9 avril, organisé par Caroline Cieslik, Tristan Deplus et Simon Blanckaert.

Road-book, crédit image C. Cieslik.
Ils ont collaboré avec une cinquantaine de participant·es issu·es de plusieurs institutions d’enseignement supérieur et de recherche en France (Université Rennes 2, EUR CAPS, EESAB, Université Paris 1, ENSAB, ENDAD-LAb, ENSA Nantes, INRAE, Institut agro Rennes-Angers), en Belgique (FA+U Mons, ULB), au Canada (Ucam) et en Suisse (Institut de géographie et de durabilité de Lausanne) mais aussi de collectifs (LIKOTO). Plusieurs disciplines étaient représentées : art, architecture, design, écologie, paysage, géographie, sociologie, urbanisme… L’atelier a été financé par l’EUR CAPS, le CIST et la chaire Art et environnement de l’EESAB.
L’atelier part de constats partagés issus de recherches conjointes sur les prairies Saint-Martin (Cieslik, Les sauvages, 2026) et sur la plaine de Baud (Antenne îlot-R, R22, 2021) quant à la disparition des espaces que l’on pourrait qualifier de « friches » dans la zone intrarocade de Rennes depuis 2020. Sans forcément déserter la ville ou signifier leur domestication, nous faisons l’hypothèse que les formes de vie qui évoluaient dans ces interstices se sont alors dispersées aux marges de la ville et, peut-être, entretiennent des tentatives autres d’occuper le territoire. Qu’est-ce que ces dispersions ont alors produit ou transformé dans les manières d’habiter les espaces de la métropole, notamment sur un mode oppositionnel ?

Récit et projection, zone 2 et 6, 9 avril 2026. Crédit image S. Blanckaert.

Cartographies, 10e atelier Inter- friches, Hôtel Pasteur, 9 avril, poster en A0 zones 3 et 7. Crédit image S. Blanckaert.

Cartographie et objets-outils, zones 7 et 9, crédit image T. Deplus

Projection vidéo, zones 4 et 10, crédit image C. Cieslik.
Premier bilan Les événements publics ont offert la parole à près de 40 personnes autour de la problématique « écrire dans les marges : comment poursuivre, comment continuer à travailler et créer (avec), sans opérer une saturation de flux de personnes et d’informations dans ces espaces refuges aux usages bien souvent éphémères ? », rassemblant un public de plus de 100 personnes lors de la restitution et lors du débat final (table-ronde). L’atelier a tenu ses objectifs en donnant lieu à un exercice de polyphonies à travers ses restitutions et sa table ronde, toutes collectives et collaboratives. Les participant·es ont été sensibles à la logique d’hospitalité qu’a privilégiée l’équipe organisatrice en offrant à l’ensemble du groupe des conditions matérielles et des conditions de travail favorables à l’ investissement des participant·es (financement des repas et prise en charge des transports, accès à des lieux et à des moyens de production, édition d’un livret d’accueil…) L’arpentage des territoires a révélé des problématiques diversifiées, car les tensions y sont différentes, plus ou moins visibles (parfois invisibles), et présentent des d’espaces inégalement appropriés ou appropriables. Plusieurs axes de recherche ont été traités durant ces trois jours d’atelier : – humaine et politique, autour des notions de pouvoir et de contre-pouvoir, à travers l’observation des usages alternatifs et marges de manoeuvre qui en découle. – écologique : biodiversité et continuités animales et végétales, re