Gestion durable des ressources naturelles

Une Université, de par son nombre important d’étudiants, de membres du personnel académique, scientifique et administratif mais aussi de par ses activités, est une grande consommatrice de ressources. Ces ressources se déclinent soit en matière d’énergie (chauffage, éclairage, etc.), soit en matière d’achat de fournitures (dont de nombreuses substances dangereuses nécessaires aux multiples travaux de laboratoires et activités de recherche), ou encore en termes de fournitures de bureau, en ce y compris la papeterie nécessaire aux tâches administratives ainsi qu’à l’impression des syllabus et des mémoires.

Au travers de ses achats, l’UMONS dispose donc d’importants leviers de pouvoir essentiels à la mise en place d’une politique de développement durable.

 


En 2016, l’UMONS a installé 2.700 panneaux solaires sur plusieurs de ses bâtiments. Un investissement qui a permis, non seulement, de réduire la facture énergétique mais également l’empreinte écologique de l’Université.

Aujourd’hui, ces panneaux solaires nous offrent une production totale annuelle de 700 MWh dont 85% sont autoconsommés ; ce qui permet de couvrir 8% de la consommation électrique totale de l’UMONS grâce à l’énergie solaire.

Comparativement, en 2016, la Belgique produisait 14% de son électricité grâce aux énergies renouvelables, toutes techniques confondues (l’éolien, le solaire, le bois, la géothermie, etc.). Ainsi, à l’échelle de l’UMONS, les moyens mis en œuvre ont permis de contribuer à l’effort national.

Toutefois, il convient de ne pas se reposer sur ses lauriers. Surtout depuis que la Commission Européenne a adopté une feuille de route pour l’énergie avec pour objectif la réduction de 80 à 95 % des émissions des gaz à effet de serre d’ici 2050. Une étape intermédiaire impose une réduction de 40 % de ces émissions d’ici 2030. De plus, en réponse aux objectifs européens et à l’accord de Paris (COP21), les quatre Ministres belges de l’énergie ont adopté, en avril 2017, un pacte énergétique visant la suppression des énergies fossiles d’ici 2050 en faveur d’une énergie 100% renouvelable.

À eux seuls, ces deux textes nécessiteront de nombreux investissements, que cela soit pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, pour l’installation de nouveaux panneaux solaires ou encore pour l’achat de véhicules moins polluants. C’est à ce prix que nous pourrons relever ce défi environnemental et climatique !

Quels sont les objectifs fixés par l’Europe et la Belgique ?

  • Objectifs pour 2020 :
    • Réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20 % par rapport aux niveaux de 1990 ;
    • Faire passer à 20 % la part de l’énergie issue de sources renouvelables ;
    • Améliorer de 20 % l’efficacité énergétique.
  • Objectifs pour 2030 :
    • Réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre ;
    • Faire passer à 27 % au moins la part de l’énergie issue de sources renouvelables ;
    • Améliorer de 27 à 30 % l’efficacité énergétique ;
    • Atteindre 15 % d’interconnexion électrique (autrement dit, 15 % de l’électricité générée dans un pays de l’UE pourra être transférée ailleurs dans l’UE).
  • Objectif pour 2050 :
    • Réduire de 80 à 95 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990 ;
    • Supprimer les énergies fossiles dans le mix électrique en faveur d’une énergie 100% renouvelable.

Pour plus d’information :

Afin de lutter contre le gaspillage de l’eau, le CDD a réalisé, début 2018, l’impression d’autocollants de sensibilisation sur la thématique des fuites d’eau.

Ces derniers sont affichés dans les sanitaires et autres points d’eau (douches, fontaines à eau, etc.) et invitent les utilisateurs à signaler les fuites d’eau afin d’éviter une consommation excessive (et inutile) d’eau potable. Pour ce faire, les autocollants indiquent les coordonnées des personnes de contact selon l’implantation où ils se trouvent.

Pour plus d’information :

En Wallonie, le gisement des déchets est estimé à 15,2 millions de tonnes (2013) dont 13,2 millions de tonnes de déchets industriels (12,4 millions de tonnes de déchets non-dangereux et 800.000 tonnes de déchets dangereux). A l’échelle européenne, ce sont 2.503 millions de tonnes de déchets qui sont générés par les activités économiques et les ménages. Si par le passé la gestion des déchets se résumait à une mise en décharge, aujourd’hui, que cela soit pour des raisons environnementales mais également dans un souci de maîtrise des ressources naturelles, la gestion des déchets est abordée selon le principe de l’échelle de Lansink qui privilégie la prévention, la réutilisation et le recyclage au lieu de l’incinération et l’enfouissement technique.

Un autre principe fondateur, à la base des nouvelles réglementations relatives aux déchets est l’économie circulaire (du berceau au berceau). L’économie circulaire, soutenue politiquement par les différents niveaux de pouvoir (Européen et Wallon), consiste à supprimer la notion de « déchet » pour la remplacer par la notion de « ressource », utilisable comme matière première.

En Belgique, le cadre légal est déterminé d’une part par le Plan Wallon des Déchets-Ressources (PWD-R) et, d’autre part par le Décret relatif aux déchets (27/06/1996) ainsi que ses nombreux arrêtés d’exécution. Le PWD-R définit les objectifs environnementaux à atteindre sur une période équivalente à 10 ans. Actuellement, le Plan Wallon des Déchets à l’horizon 2010 est toujours d’application dans l’attente de la finalisation du nouveau Plan. Enfin, l’Arrêté du Gouvernement wallon instaurant une obligation de tri de certains déchets (05/03/2015) a renforcé significativement le cadre légal en imposant le tri auprès des entreprises et des personnes morales de droit public.

Au sein de l’UMONS, nous réalisons le tri de 13 fractions différentes auxquelles s’ajoutent 20 fractions supplémentaires pour les déchets chimiques générés lors des activités de recherche et des travaux de laboratoire. Par ailleurs, sont nécessaires pour le tri des déchets non-dangereux : 51 containers pour les Déchets Industriels Banals (DIB), 26 pour les PMC et 30 pour les papiers-cartons ainsi que 19 bulles à verre.

Si la Belgique fait partie des leaders européens en matière de gestion des déchets, il reste néanmoins du chemin à parcourir afin d’améliorer la qualité du tri nécessaire pour un recyclage optimal et trouver de nouvelles filières afin de réduire la part de déchets qui terminent leur vie dans un centre d’enfouissement technique sans aucune possibilité de valorisation.

 

Pour plus d’information :

 

Bien que la fibre de bois soit une ressource renouvelable, majoritairement produite dans des forêts durables, nos sociétés en sont de plus en plus consommatrice, que cela soit sous la forme de papier (fournitures de bureau, papier hygiénique, etc.) ou de bois (mobilier, bâtiment, isolation, etc.). Etant donné que cette augmentation de la consommation n’est pas compensée par une augmentation de la surface forestière, cela implique la mise en place d’une politique de rationalisation des fibres de bois, donc du papier.

Au sein de l’UMONS, cette politique, mise en place en 2018, ambitionne de réduire la consommation de papier de 10 % d’ici 2021. Cette politique s’articulera autour d’un plan d’actions comprenant une campagne de sensibilisation afin d’informer le personnel sur les bonnes pratiques en la matière.

Parallèlement, l’UMONS réalise, en partenariat avec la société ECOPLUS, le tri des cartouches et toners usagés. Ceux-ci sont rachetés par notre partenaire qui les reconditionne avant de les vendre à différentes sociétés spécialisées dans le commerce des cartouches et toners recyclés.

En 2017, près de 500 kg de cartouches et toners usagés ont été collectés sur les différents sites de l’UMONS.

En ce qui concerne les cartouches de toners des photocopieuses, notre fournisseur, la société RICOH, les reprend en échange de nouvelles fournitures.

Pour plus d’information :

 


Contact :

Direction de la Sécurité, de l’Environnement et de la Mobilité – DSEM
Site Joncquois
Rue du Joncquois, 53
7000 Mons

Gestion de l’Environnement : Alan Libert