Langues, Lettres et Traductologie : quel(s) enseignement(s) du passé pour relever les défis de l’avenir ?

Quand ?
Du 27 avril 2023 au 28 avril 2023
Où ?
Campus Plaine de Nimy - FTI-EII

Organisé par

Colloque organisé à l’occasion du 60e anniversaire de l’École d’Interprètes internationaux, actuelle Faculté de Traduction et d’Interprétation de l’Université de Mons (Belgique)

Linguiste de renom et humaniste engagé, le regretté Raymond Renard (1925–2020) fut notamment l’un des artisans de la méthode verbotonale de correction phonétique ainsi que de la méthode audiovisuelle et structuro-globale (SGAV), lesquelles feront florès dans toute l’Europe et au-delà à partir des années 1960. Alors qu’il était directeur de l’Institut des Langues vivantes de la Faculté polytechnique de Mons, il eut la prescience de la place croissante qu’occuperaient l’interprétation et la traduction à l’heure où un nombre croissant d’organisations internationales voyaient le jour, singulièrement en Belgique, elle-même terre plurilingue. C’est ainsi qu’en 1962 il fonda l’École d’Interprètes internationaux (EII), dont il n’aura de cesse de défendre l’excellence. Aidée par l’implantation du SHAPE (quartier général du Commandement allié Opérations de l’OTAN) à Maisières près de Mons en 1967 ainsi que par les élargissements progressifs de la CEE puis de l’UE, l’EII continuera de croître et de prospérer en indépendance. Elle deviendra en 2008 une faculté à part entière de l’Université Mons-Hainaut — la première école de traduction et d’interprétation à acquérir ce statut en Belgique francophone. Raymond Renard contribuera enfin de manière décisive à la pleine intégration de la Faculté de Traduction et d’Interprétation (FTI-EII) au sein de la désormais nommée Université de Mons (UMONS), née de la fusion de plusieurs institutions d’enseignement supérieur, en 2009. Forte de ses soixante ans d’histoire, la FTI-EII continue de jouir d’une reconnaissance internationale, que manifeste notamment l’obtention en 2014, réitérée en 2019, du label « European Master’s in Translation » de l’Union européenne.

Tout comme plus largement les sciences humaines et sociales, les disciplines relevant des Langues, des Lettres et de la Traductologie (nom officiel de l’école doctorale thématique ED3 près le F.R.S-FRNS traitant des questions linguistiques, au sens large, à laquelle la FTI-EII est rattachée) sont aujourd’hui à la croisée des chemins. En effet, l’intelligence artificielle, l’essor des mégadonnées et la complexification de la conjoncture internationale lancent assurément de nombreux défis en la matière, tant du point de vue de l’enseignement/apprentissage que de la recherche (y compris dans des disciplines plus anciennes comme la littérature comparée ou la critique de traduction) ou des pratiques professionnelles sur le terrain et à distance. Dès lors, le moment serait opportun de revenir sur le passé afin de tirer les meilleures leçons possibles pour le présent et le futur des disciplines qui nous/vous concernent. C’est dans ce contexte que la FTI-EII, à l’occasion de son 60e anniversaire, organise un grand événement scientifique international dont l’objectif est de soulever quelques questions fondamentales pour dessiner l’avenir tout en revenant sur les réalisations des grands théoriciens et praticiens qui nous ont précédés.

Les communications, orales ou sous la forme de posters, ciblées sur le point de vue historique, d’une part, ou sur les innovations en matière de recherche, de pratiques et d’enseignement, d’autre part, relèveront des disciplines suivantes : traduction (générale, technique/spécialisée, littéraire, etc.) ; interprétation (conférence, liaison/dialogue/services publics) ; terminologie ; langues et lettres (littérature, linguistique et grammaire contrastive, sociologie de la littérature/traduction, études de genre) ; et didactique des langues, des cultures et de la traduction/interprétation.

 

  • Christine Lombez, Nantes Université (France)
  • Anthony Pym, Universitat Rovira i Virgili (Espagne)
  • Elisabet Tiselius, Stockholm University (Suède)

Les thématiques suivantes seront privilégiées :
— méthodologies de recherche : approches innovantes mettant en lumière les processus cognitifs, la dynamique interactionnelle et les aspects pragmatiques de la communication interlinguistique (traitement inférentiel, dimension argumentative, co-construction de la relation et des émotions, etc.) ; mise au point de protocoles de récolte de données garantissant la protection de celles-ci et l’utilisation partagée des corpus ; méthodes novatrices d’analyse des corpus ; nouvelles approches contrastives (en linguistique, stylistique et littérature) outillées par les nouvelles technologies des big data ; regard historique, critique et épistémologique sur l’évolution des disciplines visées au cours des 60 dernières années ;
— pratiques : recours à l’intelligence artificielle et autres technologies de pointe dans les professions linguistiques et de la traduction/interprétation/terminologie/médiation ; pratiques à distance ; pratiques en situation de crise (humanitaire, sanitaire) ; influence de la manipulation d’objets et de documents sur les activités (non) verbales ;
— didactique : nouvelles approches pédagogiques pour l’apprentissage/enseignement des langues, des cultures, de la traduction, de la terminologie, de l’interprétation, de la grammaire ou de la littérature à distance ; évaluation du degré de difficulté des discours à analyser, traduire et interpréter ; apports de la traduction à vue pour l’enseignement de la traduction écrite et de l’interprétation ; critères pour l’évaluation de la qualité des textes rédigés en langue maternelle ou étrangère ; évaluation des traductions / interprétations en contexte d’apprentissage ; apports des nouvelles technologies pour la compréhension du fonctionnement des langues dans une visée didactique ;
— théorie : regard historique, critique et épistémologique sur les théories et théoriciens en Langues, Lettres et Traductologie ; philosophie de ces disciplines.

Les propositions de communication seront rédigées en français ou en anglais au format .doc(x) et comprendront environ 500 mots (hors titre et bibliographie). Elles mentionneront clairement la thématique principale abordée, ainsi que 5 mots-clés et le format privilégié (communication orale ou
poster). Elles sont à faire parvenir au comité organisateur (eii.colloque60ans@umons.ac.be) pour évaluation en double aveugle au 15 octobre 2022 au plus tard. Une courte biobibliographie des auteurs sera également à fournir dans un fichier séparé.

Objet du courriel : « FTI-EII-60_[Thématique principale] »
Appellation du fichier du résumé : « FTI-EII-60_[Thématique]_[Bref titre du résumé] »
Appellation du fichier de la biobibliographie : « FTI-EII-60_[Thématique]_[Prénom Nom] »

Le résultat du processus de révision par les pairs sera notifié aux auteurs en décembre 2022.

  • Hanne Cardoen, UMONS
  • Dirk Delabastita, UNamur
  • Anne Delizée, UMONS
  • Lobke Ghesquière, UMONS
  • Catherine Gravet, UMONS
  • Manon Hayette, UMONS
  • Kevin Henry, UMONS
  • Tiffany Jandrain, USL-B et UCLouvain
  • Juan Jimenez-Salcedo, UMONS
  • Audrey Louckx, UMONS
  • Charlène Meyers, UMONS
  • Christine Michaux, UMONS
  • Bénédicte Van Gysel, UMONS
  • Valérie Bada, ULiège
  • Hanne Cardoen, UMONS
  • Esther De Boe, Universiteit Antwerpen
  • Dirk Delabastita, UNamur
  • Anne Delizée, UMONS
  • Françoise Gallez, USL-B et UCLouvain
  • Lobke Ghesquière, UMONS
  • Catherine Gravet, UMONS
  • Kevin Henry, UMONS
  • Tiffany Jandrain, USL-B et UCLouvain
  • Juan Jimenez-Salcedo, UMONS
  • Marie-Aude Lefer, UCLouvain
  • Céline Letawe, ULiège
  • Katrien Lievois, UAntwerpen
  • Audrey Louckx, UMONS
  • Charlène Meyers, UMONS
  • Christine Michaux, UMONS
  • Natacha S.A. Niemants, Università di Bologna
  • Bénédicte Van Gysel, UMONS
  • Lisbeth Verstraete-Hansen, Københavns Universitet
Adresse
Avenue Maistriau, 17
7000 Mons, Belgique