Bâtiment Science des Matériaux (BSM)
Le nouveau Bâtiment Science des Matériaux (BSM) : un tremplin pour la recherche et la formation de demain à l’UMONS
![]() |
À la croisée de l’innovation, de la formation et de la recherche, l’UMONS a mis en service, en septembre 2025, son nouveau Bâtiment Science des Matériaux (BSM). Cette infrastructure de pointe illustre l’ambition de l’Université de Mons: préparer ses étudiants et chercheurs aux défis industriels et environnementaux de demain !
![]() |
![]() |
|
Érigée au Chemin du Champ de Mars, cette infrastructure d’exception de plus de 7.000 m², construite sur six niveaux, matérialise l’ambition de l’UMONS de renforcer son rôle de pôle d’excellence dans le domaine des matériaux avancés.
Conçu dans une logique de durabilité, de modularité et d’innovation, le BSM n’est pas un simple bâtiment universitaire. Il constitue l’épine dorsale du « Centre des EcoTechnologies Contemporaines et Nouveaux Matériaux » (CETCNM), une plateforme technologique née d’un partenariat stratégique entre l’UMONS et le FOREM. Ce centre incarne la convergence entre formation de haut niveau, recherche scientifique de pointe et développement de compétences professionnelles adaptées aux enjeux industriels et sociétaux contemporains.
UN INVESTISSEMENT STRUCTURANT POUR LA RECHERCHE ET LA FORMATION
Au-delà de sa valeur symbolique, le BSM s’inscrit dans une stratégie d’investissements massifs consentis par l’UMONS pour moderniser ses infrastructures de recherche. Durant les trois dernières années, plus de 15 millions d’euros ont déjà été consacrés aux plateformes technologiques dans les domaines de l’énergie, des matériaux et des biotechnologies dédiées à la santé et à l’environnement, via le Plan de relance wallon, le Plan de résilience européen et la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Le BSM représente un budget total de plus de 30 millions d’euros, dont 26,4 millions sont consacrés à la construction du bâtiment. Ce projet est cofinancé par 13,2 millions d’euros de subsides européens hors TVA – répartis en 9,6 millions pour la construction et 3,6 millions pour les équipements – ainsi que par 1,29 million d’euros de subsides de la Région wallonne, correspondant à la TVA sur la partie financée par l’Europe. L’UMONS prend en charge le reste du financement sur ses fonds propres.
Cet investissement a permis non seulement de doter l’Université d’espaces pédagogiques modernes — neuf auditoires équipés, un studio d’enregistrement, une salle dédiée à la réalité virtuelle, des espaces de coworking et des laboratoires d’enseignement — mais aussi de donner aux chercheurs un outil de pointe pour la conception, la caractérisation et l’analyse des matériaux.
« Nous tenions à améliorer le cadre de travail de nos chercheurs… certains étant logés dans des préfabriqués, les fameux chavilles du campus de la plaine de Nimy âgés de plus de 50 ans. Pour ce faire, nous avons innové en concevant un nouveau bâtiment associant l’enseignement et la formation dans un cadre recherche », souligne le Professeur Ruddy Wattiez, Vice-Recteur à la Recherche de l’UMONS.
Plus de 4 millions d’euros ont été spécifiquement consacrés à l’acquisition d’instrumentation scientifique avancée. L’espace de 2.000 m² de laboratoires abrite désormais un ensemble unique d’équipements pour l’étude des métaux, céramiques, polymères et matériaux biologiques.
Ces équipements incluent des ellipsomètres, des microscopes optiques, électroniques et à sonde locale, ainsi qu’une flotte de sept microscopes à force atomique (AFM) offrant des modes d’imagerie et de spectrométrie parmi les plus récents. Ces technologies permettent une analyse multi-échelle des propriétés optiques, mécaniques, électriques, magnétiques, piézoélectriques, électrochimiques et chimiques des matériaux.
En combinant ces différentes approches, les chercheurs sont en mesure de décrire et de prédire l’évolution des matériaux soumis à la lumière, à des contraintes mécaniques, électriques ou thermiques, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives en matière d’innovation technologique et industrielle.
Pensé dès sa conception comme un lieu d’apprentissage évolutif, le BSM associe enseignement, formation et recherche dans un cadre moderne et respectueux de l’environnement. Trois niveaux sont entièrement dédiés à la recherche dans le domaine des matériaux, avec une attention particulière portée au confort, à la qualité de l’air et à l’efficacité énergétique.
La convivialité et les échanges interdisciplinaires ont été privilégiés grâce à la création d’espaces de coworking, de salles de réunion et de zones de détente communes à chaque étage. Cette organisation vise à encourager la collaboration entre chercheurs, doctorants et étudiants.
Inscrit dans le Plan national de Relance et de Résilience (PNRR), le BSM s’impose comme un projet exemplaire en matière de durabilité. Conforme au principe européen DNSH (« Do No Significant Harm »), il dépasse de 20 % les normes QZEN (« Quasi Zéro Énergie »), grâce notamment à l’usage exclusif de pompes à chaleur, de panneaux photovoltaïques, de toitures végétalisées et d’un système de gestion technique centralisée.
L’eau y est gérée intelligemment via des citernes de récupération pour les sanitaires, des réseaux séparés pour les eaux chimiques et des dispositifs économes. L’intégration paysagère a également été soignée, avec la replantation des arbres déplacés et la revégétalisation des abords selon les principes du label Réseau Nature Entreprise de Natagora.
Les travaux ont débuté le 22 janvier 2024 et le bâtiment a été livré provisoirement le 30 juin 2025.
Une inauguration officielle sera organisée à l’été 2026 pour marquer cette réalisation.


