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La Fondation Raoul Warocqué soutient 10 nouveaux projets de recherche médicale en Hainaut à hauteur de 100.000 euros

Publié le 28 mai 2026
Rédigé par Christophe Morel
La Fondation Raoul Warocqué pour la recherche médicale en Hainaut a annoncé le financement de 10 projets de recherche médicale innovants, portés par des équipes hainuyères de haut niveau. Ces projets ont été présentés officiellement à l’occasion du troisième Gala de la Fondation, organisé le 21 mai 2026 au Domaine du Chant d’Éole à Quévy.

Dans un contexte où les enjeux de santé publique demeurent plus que jamais au cœur des préoccupations, l’officialisation des 10 nouveaux projets soutenus par la Fondation Raoul Warocqué met en lumière l’importance du soutien apporté à la recherche médicale en Hainaut.

Réunissant plusieurs centaines de donateurs, l’événement organisé le 21 mai 2026 au Domaine du Chant d’Éole à Quévy constitue une étape importante pour la recherche scientifique hainuyère et attire l’attention sur plusieurs problématiques majeures de santé publique telles que l’obésité, les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies neurodégénératives ou encore les effets secondaires liés aux traitements oncologiques.

Cette année, la lutte contre le cancer occupe d’ailleurs une place particulièrement importante parmi les projets soutenus, puisque plus de la moitié des recherches financées s’inscrivent directement dans ce domaine.

Présidée par Tommy Leclercq, Gouverneur de la Province de Hainaut, la Fondation poursuit un objectif clair : renforcer la recherche médicale de haut niveau en Hainaut dans une approche pluraliste et ouverte, tout en contribuant à réduire les inégalités sociales qui influencent directement la santé de la population.

« La Fondation Raoul Warocqué n’est pas que la fondation d’une université. Elle est avant tout la fondation d’un territoire et de celles et ceux qui y vivent ! Elle agit pour l’ensemble du Hainaut, avec une volonté d’ouverture à toutes les compétences médicales, scientifiques, hospitalières et universitaires qui contribuent à la recherche en santé. Cette ouverture est figée dans son ADN. Elle se retrouve dans son comité scientifique, composé de personnalités issues d’horizons divers, de différentes institutions et sensibilités, unies par une exigence commune : la qualité, voire l’excellence scientifique des projets retenus et soutenus », rappelle d’ailleurs Tommy Leclercq, Gouverneur de la Province de Hainaut et Président de la Fondation Raoul Warocqué pour la recherche médicale en Hainaut.

Organisé chaque année, le Gala entend fédérer les forces vives du territoire (citoyens, entreprises, associations ou encore fondations) autour d’un objectif commun : soutenir concrètement la recherche médicale. Les dons, legs et partenariats récoltés permettent de financer directement les projets retenus par la Fondation. À la suite du dernier appel à projets, 10 initiatives bénéficieront cette année d’un soutien financier (voir la liste des projets ci-dessous, après la galerie photos).

De nombreux défis sanitaires à relever

Depuis plus de cinquante ans et la création de sa Faculté de Médecine, l’Université de Mons occupe une place centrale dans le domaine de la santé grâce à des formations de pointe en médecine, en pharmacie et en sciences biomédicales. L’UMONS s’appuie également sur le dynamisme de son Institut Santé, qui regroupe 25 laboratoires, 210 chercheurs et 160 doctorants.

Qu’elles travaillent de manière autonome ou en étroite collaboration avec le réseau hospitalier, les équipes de recherche de l’UMONS œuvrent depuis de nombreuses années à une meilleure compréhension des maladies et au développement de nouveaux traitements.

Mais les défis restent considérables. Le Hainaut, province la plus peuplée de Wallonie et deuxième province du pays, est confronté à d’importants enjeux de santé publique. Les difficultés sociales qui touchent une partie de la population ont également des conséquences directes sur l’état de santé des habitants.

Aujourd’hui encore, le taux de mortalité y est supérieur de 5 % à celui observé en Wallonie et de 17 % par rapport à la moyenne belge. L’espérance de vie y est également plus faible : trois ans de moins pour les hommes et dix-huit mois de moins pour les femmes comparativement au reste du pays.

« Le Hainaut est une province confrontée à des réalités socio-économiques particulières. Si elle a besoin d’une Université forte et profondément ancrée dans son territoire pour offrir à sa jeunesse l’accès aux études universitaires, elle a tout autant besoin d’une Fondation comme la Fondation Raoul Warocqué afin de contribuer à améliorer la santé de ses concitoyens, souligne d’ailleurs le Prof. Philippe Dubois, Recteur de l’UMONS. La situation socio-économique influence directement la santé de la population hainuyère. Certaines pathologies y sont plus fréquentes, plus lourdes et plus complexes, souvent en lien avec les conditions de vie, la précarité ou encore l’environnement. Cette situation explique notamment qu’en Hainaut, l’espérance de vie soit inférieure à celle observée ailleurs en Belgique. Nous devons agir, sans fatalisme. Il ne s’agit pas uniquement de soigner. Il faut comprendre, prévenir et anticiper. Et c’est précisément là que la recherche médicale joue un rôle essentiel », ajoute-t-il.

C’est justement pour répondre à cette réalité que l’UMONS s’est dotée d’une Fondation pilotée par des personnalités reconnues. La Fondation Raoul Warocqué pour la recherche médicale en Hainaut entend renforcer et intensifier, dans une perspective pluraliste, les efforts de recherche scientifique médicale de haut niveau au bénéfice du Hainaut et de sa population. Pour atteindre cet objectif, elle collecte des financements sous forme de dons, de legs ou de partenariats afin de soutenir directement des projets visant à améliorer la qualité des soins de santé et à renforcer encore l’expertise des praticiens au service des citoyens.

En soutenant la Fondation Raoul Warocqué, les donateurs et donatrices contribuent concrètement à lutter contre l’apparition de pathologies souvent liées indirectement aux difficultés sociales, comme l’obésité, les maladies cardiovasculaires ou le diabète, sans oublier les enjeux liés à la prévention et aux assuétudes.

Le soutien apporté à la Fondation permet également de poursuivre plusieurs missions essentielles :

  • encourager l’intérêt pour la recherche auprès des jeunes médecins et des paramédicaux ;
  • attribuer des bourses et des mandats de recherche à des médecins belges ou étrangers actifs dans les hôpitaux hainuyers ou dans le cadre de programmes de recherche menés par ces institutions ;
  • participer au financement de recherches conduites par des équipes hospitalières hainuyères ;
  • soutenir l’acquisition d’équipements de pointe destinés à renforcer l’innovation dans les soins et la recherche ;
  • contribuer au financement de projets de recherche clinique et/ou de formation dans des domaines innovants utiles aux hôpitaux ;
  • participer au financement de recherches plus fondamentales.

Marquée par l’énergie et la générosité des participants, la soirée du 21 mai, animée par Sara De Paduwa, a pleinement rencontré ses objectifs. Cette belle mobilisation permettra de soutenir et de concrétiser de nouveaux projets en 2027 afin que la Fondation Raoul Warocqué poursuive pleinement sa mission: renforcer la dynamique de la recherche médicale en Hainaut, soutenir l’innovation dans des domaines de pointe et créer les conditions nécessaires au développement d’une recherche d’excellence au bénéfice de l’ensemble de la population hainuyère.

Plus d’informations concernant la Fondation ici.


Les 10 projets soutenus en 2026 par la Fondation
Cyril BOULAND

Projet : Apport de la chirurgie guidée par fluorescence dans la prise en charge de l’ostéochimionécrose des mâchoires

Montant octroyé : 5.000 €

L’ostéochimionécrose des mâchoires (ONM) est une maladie qui peut fortement affecter la qualité de vie des patients. Elle apparaît comme effet secondaire de certains médicaments utilisés surtout contre le cancer ou l’ostéoporose.

Les recommandations récentes proposent deux approches de traitement : un trai­tement conservateur et/ou un traitement chirurgical. Le traitement conservateur repose sur l’information du patient et la prévention de l’aggravation de la nécrose afin de préserver sa qualité de vie. Le traitement chirurgical consiste à retirer la partie de l’os atteinte. Lorsqu’il est réalisé tôt, il permet une intervention moins invasive. Cependant, la chirurgie de l’ONM reste difficile, car il est compliqué de déterminer précisément les limites de l’os nécrosé. Plusieurs traitements complé­mentaires sont actuellement étudiés. Parmi eux, la chirurgie guidée par fluores­cence pourrait aider à mieux identifier les zones osseuses malades. En effet, l’os sain et l’os nécrosé n’émettent pas le même signal fluorescent.

Cette étude vise principalement à évaluer l’intérêt de cette technique pour définir précisément les limites de la nécrose. Elle comparera aussi les images 3D avant et après l’opération afin de mesurer plus précisément l’étendue de la nécrose.

Rachel BAILLIF

Projet : Thérapie ciblée et diagnostic du cancer anaplasique de la thyroïde par l’administration d’agents THERANOstiques

Montant octroyé : 7.000 €

Le cancer anaplasique de la thyroïde (CAT) est un cancer ultra-agressif avec peu d’options thérapeutiques efficaces. Ce projet développe une thérapie utilisant deux petites protéines, des peptides, dont les actions sont complémentaires : le pep­tide thérapeutique (PT), qui bloque la prolifération tumorale et provoque la mort cellulaire ciblée, et le peptide vecteur (PV), qui se lie à une protéine membranaire

surexprimée des cellules cancéreuses pour délivrer le PT aux cellules cibles et in­duire son internalisation. Ensemble, le PV et trois PT combinés dans un complexe peptidique (CP) tuent sélectivement les cellules tumorales tout en épargnant les cellules saines. Pour optimiser la formulation, le PT sera encapsulé dans des vé­sicules de transport (liposomes) pouvant porter des traceurs IRM ou fluorescence, permettant de suivre le traitement en temps réel.

Cette approche « théranostique » associe thérapie et diagnostic simultanément, avec trois objectifs principaux : (1) confirmer l’efficacité par la réduction tumorale chez l’animal sans toxicité, (2) optimiser par imagerie le suivi précis du traitement, et (3) vérifier l’absence d’effets secondaires. Ainsi, cette stratégie associe adminis­tration ciblée et surveillance non invasive pour un traitement précis du CAT.

Catherine DELEUZE

Projet : Cartographie des microbiotes intestinaux impliqués dans les patholo­gies colorectales au CHU HELORA – Site Kennedy

Montant octroyé : 5.000 €

Ce projet vise à mieux comprendre le rôle des bactéries et autres micro orga­nismes qui vivent dans nos intestins (le « microbiote intestinal ») dans la survenue de complications après une opération du côlon ou du rectum. On sait aujourd’hui que les milliards de micro-organismes qui vivent dans notre intestin (le microbiote intestinal) influencent la cicatrisation de la paroi digestive. Certaines bactéries semblent même capables de fragiliser la suture en produisant des enzymes qui dégradent le collagène.

Pour étudier cela, nous allons créer une « banque de selles » à partir d’échan­tillons recueillis chez des patients au cours de la prise en charge de pathologies colorectales dès la visite chez le gastroentérologue et ensuite chez le chirurgien le cas échéant. Ces échantillons seront analysés pour dresser une carte détaillée des microbiotes présents chez ces patients et identifier les profils potentiellement associés à un risque plus élevé de complications, comme les fuites au niveau des sutures intestinales ou les infections post opératoires. A terme, ces résultats pour­raient permettre d’identifier à l’avance les patients les plus à risque et d’adapter leur prise en charge individuelle (alimentation, probiotiques, préparation intestinale ciblée), afin de diminuer le nombre de complications après chirurgie colorectale.

Alix DEVAUX

Projet : Recherche translationnelle associée à l’étude B-IMMUNE coordon­née par le GHdC : analyse de la réponse antitumorale induite par la chimio­thérapie dans les cancers du sein Luminal B.

Montant octroyé : 16.000 €

Deux grandes études ont montré que l’ajout d’une immunothérapie à la chimiothé­rapie avant chirurgie, dans les cancers du sein Luminal B à haut risque, augmente significativement les chances de disparition complète de la tumeur. Cependant, les outils actuels ne permettent pas de prédire avec précision quelles patientes en bénéficieront réellement. Dans l’étude B-IMMUNE coordonnée par le GHdC, nous avons démontré qu’un schéma court d’immunothérapie (deux doses), combiné à la chimiothérapie, obtenait des résultats comparables à ceux observés dans ces études. Des échantillons de tumeur et de sang ont été collectés à différents mo­ments du traitement. Notre projet vise à mieux comprendre comment cette com­binaison thérapeutique active le système immunitaire via les lymphocytes T pour attaquer la tumeur. Nous analyserons les récepteurs des lymphocytes T (TCR) afin d’identifier ceux spécifiquement enrichis dans la tumeur par rapport au sang. Nous étudierons ensuite les mutations propres à la tumeur et utiliserons des outils d’intelligence artificielle pour prédire quelles anomalies peuvent être reconnues par ces lymphocytes T. À terme, nous évaluerons si l’analyse combinée des lym­phocytes T et de l’ADN tumoral circulant dans le sang peut devenir un biomar­queur simple pour prédire et suivre l’efficacité du traitement.

Jérôme LECHIEN

Projet : Analyse intégrée des altérations du microbiome, des biomarqueurs associés au reflux et du microenvironnement immunitaire tumoral dans le car­cinome épidermoïde du larynx.

Montant octroyé : 15.000 €

Le carcinome épidermoïde de la tête et du cou est le 6ème cancer adulte le plus fréquent dans le monde L’incidence de ces cancers et la morbidité associée sont particulièrement élevées en Belgique, notamment dans le Hainaut. En plus du tabac, de l’alcool et de la marijuana, le reflux laryngopharyngé a été cliniquement suggéré comme un facteur de risque important. Cependant, les mécanismes mo­léculaires sous-jacents, le rôle des enzymes et biomarqueurs digestifs (pepsine, trypsine, sels biliaires, élastase) et la relation potentielle avec d’autres facteurs de risque restent mal compris.

Dans ce projet, nous souhaitons étudier les changements microbiaux lors du pro­cessus de cancérisation au niveau du larynx, l’impact potentiel du reflux, l’interac­tion entre le microbiome et le système immunitaire, et l’impact pronostique des

caractéristiques microbiennes à moyen et long terme (survie globale, survie sans récidive). En plus de l’analyse fonctionnelle du microbiome laryngé et oral (méta­génomique, Meta protéomique et secrétome salivaire), des biomarqueurs digestifs lies au reflux seront mesurés par différentes méthodes de laboratoire à partir de la salive ou de biopsies.

L’inflammation et les lésions tissulaires liées au cancer, à la modification du micro­biome et à la toxicité des enzymes digestives seront étudiées et des liens pourront être établis afin de mieux comprendre les cascades biologiques impliquées dans le développement et la progression tumorale.

Géraldine DESCAMPS

Projet : Développement d’une nanoplateforme théranostique pour améliorer l’efficacité de la thérapie par capture neutronique du bore (BNCT) dans les cancers de la tête et du cou

Montant octroyé : 15.000 €

Les cancers de la tête et du cou (HNC) comptent parmi les cancers les plus agres­sifs et les plus incidents en Belgique, présentant un taux de survie à cinq ans, inférieur à 50 %. Les traitements classiques entraînent souvent des effets secon­daires sévères et des récidives fréquentes. Une nouvelle approche, la thérapie par capture neutronique du bore (BNCT), se présente comme une alternative efficace. Cette méthode repose sur l’utilisation de composés contenant du bore qui, après exposition aux neutrons, détruisent les cellules tumorales de manière ciblée. Ce­pendant, l’absorption inégale du bore dans les tumeurs reste un défi. Notre projet vise à surmonter cette limitation en développant des nanoparticules de fer qui permettront un suivi quantitatif par imagerie des particules magnétiques (MPI), en­richies en bore et ciblées par des anticorps anti-EGFR. Ces nanoparticules seront testées en laboratoire et sur des modèles animaux avec l’espoir d’apporter une nouvelle option aux patients souffrant de ces cancers.

Fabrice JOURNE

Projet : Développement translationnel de nanoparticules d’oxyde de fer ci­blées visant à optimiser la radiothérapie du glioblastome par l’induction de la ferroptose

Montant octroyé : 5.000 €

Le glioblastome est la tumeur cérébrale primaire la plus agressive chez l’adulte et reste très difficile à traiter. Sa capacité à infiltrer le cerveau, sa grande diversité cellulaire et sa résistance à la radiothérapie limitent fortement l’efficacité des trai­

tements actuels. Cette résistance est en partie liée au manque d’oxygène dans la tumeur et à des mécanismes de défense qui protègent les cellules contre les dom­mages oxydatifs induits par les radiations. Notre projet propose une approche in­novante pour renforcer l’action de la radiothérapie en utilisant des nanoparticules

d’oxyde de fer. Celles-ci augmentent le stress oxydatif dans les cellules tumorales et sont combinées à des molécules capables de déclencher la ferroptose, une forme de mort cellulaire dépendante du fer. Les nanoparticules seront conçues pour cibler spécifiquement les cellules de glioblastome. L’efficacité de cette straté­gie sera évaluée sur des modèles cellulaires avancés (des mini-tumeurs dérivées de patients) afin de développer une nouvelle stratégie thérapeutique plus efficace.

Carine VAN LINT

Projet : Étude du rôle du facteur cellulaire UHRF1 dans la transcription et la latence du virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1)

Montant octroyé : 5.000 €

Le virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1), l’agent étiologique du syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA), reste un problème majeur de san­té publique mondial.

En effet, malgré l’introduction d’une thérapie antirétrovirale combinée qui permet de contrôler l’infection, le VIH-1 persiste dans l’organisme dans des réservoirs viraux latents, ce qui empêche son élimination complète. Par conséquent, les per­sonnes vivant avec le VIH-1 doivent suivre un traitement à vie afin de maintenir le virus sous contrôle. Comprendre les mécanismes qui maintiennent ce virus silencieux est essentiel pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à guérir l’infection de façon durable. Ce projet de recherche vise à mieux comprendre le rôle d’une protéine cellulaire appelée UHRF1 dans la latence du VIH-1. Plus spécifiquement, nous étudierons comment UHRF1 parvient à dimi­nuer l’expression du VIH-1 dans les cellules infectées permettant ainsi au virus de rester silencieux en investiguant différent blocages épigénétiques. Nous testerons également si l’inhibition pharmacologique de UHRF1 permet de réactiver le virus latent dans des cellules provenant de personnes vivant avec le VIH et dans des modèles expérimentaux. Ces travaux pourraient contribuer au développement de nouvelles approches thérapeutiques visant une guérison fonctionnelle et durable due à l’infection au VIH-1.

Frédéric COPPEE

Projet : Détermination du profil d’expression d’une nouvelle famille de gènes dans le cancer du sein

Montant octroyé : 7.000 €

Une famille de gènes peu étudiée dans le domaine du cancer s’avère jouer un rôle important dans le comportement des cellules cancéreuses, et plus particulière­ment dans leur agressivité et leur résistance aux médicaments. Notre étude pro­pose d’identifier leurs produits dans différents sous-types de cancer du sein, l’un des cancers les plus fréquents chez les femmes en Belgique (et dans le monde). L’objectif de notre projet est de déterminer (1) de nouveaux biomarqueurs suscep­tibles d’être utilisés pour prédire un risque de métastases ou de résistance aux médicaments afin d’améliorer la prise en charge des patientes, et (2) de nouvelles stratégies thérapeutiques pour lutter contre les cancers du sein. Ce projet établira également les bases pour l’étude de ces gènes dans d’autres types de cancer.

Antoniya TONCHEVA

Projet : AMiC- 3D Atlas tridimensionnel des Microplastiques dans le Cervelet

Montant octroyé : 20.000 €

L’exposition croissante aux MNPs omniprésents dans l’environnement soulève aujourd’hui une forte inquiétude pour la santé humaine. Ces particules invisibles pénètrent notre organisme et atteignent désormais nos organes les plus proté­gés, dont le cerveau. Leur présence a récemment été confirmée dans le cortex cérébral humain, suscitant une inquiétude scientifique et sociétale croissante. Le projet AMIiC-3D porte une mission claire : cartographier pour la première fois la présence de ces fragments plastiques dans le cervelet, une structure essentielle qui concentre à elle seule plus de 60% de nos neurones.

Le cervelet gouverne la coordination motrice, l’équilibre, mais aussi des fonctions cognitives et intervient dans la régulation affective. Son atteinte est reconnue dans de nombreuses pathologies neurologiques et psychiatriques, chez l’enfant et l’adulte. Dans une province comme le Hainaut, confrontée à une prévalence élevée de maladies cardiovasculaires, de troubles psychiques et de pathologies neurodégénératives, et exposée à un environnement complexe de micropolluants (MNPs, PFAS, Pesticides), comprendre ces contaminations émergentes devient un enjeu majeur de santé publique. Porté par un consortium multidisciplinaire de chercheurs et de cliniciens, AmiC-3D génèrera des données scientifiques ro­bustes pour éclairer les politiques de sensibilisation et de prévention afin d’orienter les décisions futures, en Belgique et à l’échelle