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Quand la lumière devient un canal de communication : Véronique Georlette récompensée par l’AIMs

Publié le 27 mai 2026
Rédigé par Damiano Di Stazio
Véronique Georlette, chercheuse au sein du service d'Électromagnétisme et Télécommunications de l’UMONS, vient de recevoir le Prix Guibal & Devillez, décerné par l’AIMs, l’association des alumnis de la Faculté Polytechnique. Cette distinction récompense ses travaux sur le Visible Light Communication, une technologie qui utilise la lumière visible et infrarouge pour transmettre des données. À l’UMONS, sa recherche explore une piste complémentaire aux communications sans fil classiques, avec des applications possibles pour les villes intelligentes et les environnements industriels.

À mesure que les objets connectés se multiplient, les besoins en communications sans fil continuent d’augmenter. Or ces échanges reposent en grande partie sur les radiofréquences, une ressource limitée et déjà très sollicitée. D’autres voies sont donc étudiées pour compléter ces technologies, notamment dans des environnements où les besoins de connectivité continuent de croître.

C’est dans ce contexte que s’inscrivent les travaux de Véronique Georlette, menés au sein du Service d’Électromagnétisme et Télécommunications de l’UMONS, sous la direction de Véronique Moeyaert et de Sébastien Bette. Sa thèse porte sur le Visible Light Communication, ou VLC, une technologie qui permet d’utiliser la lumière visible et infrarouge comme support de transmission de données.

Tester la communication par la lumière dans des conditions réelles

L’objectif de ses recherches était d’évaluer la faisabilité technique de systèmes VLC à faible débit pour des applications liées aux villes intelligentes et aux environnements industriels. Pour y parvenir, Véronique Georlette a combiné modélisation, simulation et expérimentation.

Elle a notamment développé des modèles réalistes du canal de transmission optique, intégrés ensuite dans des simulateurs tridimensionnels afin d’évaluer la couverture et les performances des systèmes. Au-delà des modèles, la chercheuse a travaillé sur la manière de structurer le signal lumineux pour transmettre les données. Elle a ensuite conçu et testé plusieurs prototypes à bas coût, en mobilisant notamment des LEDs, des photodiodes, des panneaux solaires et des caméras.

« En tant qu’ingénieure, il était important pour moi que cette thèse ne reste pas uniquement théorique ou limitée à des simulations, mais qu’elle aboutisse aussi à des validations expérimentales sur le terrain », souligne Véronique Georlette.

Une recherche appliquée, entre smart cities et industrie 4.0

Ces travaux se distinguent aussi par leur intérêt pour des environnements encore peu explorés dans la littérature scientifique, comme les espaces extérieurs et industriels. Un démonstrateur en taille réelle a notamment été installé sur le parking de Multitel, UMONS Innovation Center, partenaire important de la thèse dans le cadre d’un projet européen.

« Recevoir ce prix est une reconnaissance importante, d’autant plus qu’il met en valeur des travaux ayant une forte dimension applicative », explique Véronique.

Après un séjour postdoctoral à l’Université d’Illinois à Chicago, Véronique Georlette souhaite poursuivre ses recherches, notamment autour des Intelligent Reflecting Surfaces, des surfaces capables d’orienter ou d’optimiser la propagation des signaux dans les systèmes de communication sans fil.