L’UMONS coordonne un projet européen pour développer les microrobots médicaux de demain
Les outils médicaux actuels atteignent parfois leurs limites lorsqu’il s’agit d’accéder à des régions étroites et fragiles du corps humain. Dans ces environnements complexes, les dispositifs existants peuvent manquer de flexibilité ou présenter des risques pour les tissus environnants.
C’est pour répondre à ce défi que le projet SAM3, Soft Active Matter Microrobots for Medicine, propose de développer des microrobots : des dispositifs robotiques miniaturisés capables d’être contrôlés avec précision à très petite échelle. L’originalité du projet réside dans les matériaux utilisés pour les concevoir.
Des microrobots conçus à partir de matériaux intelligents
Les chercheurs travailleront sur des polymères souples et actifs, capables de s’adapter à leur environnement, de réagir à des stimuli externes et de produire un mouvement contrôlé. À terme, ces propriétés pourraient permettre d’imaginer de nouvelles approches pour diagnostiquer ou traiter certaines pathologies dans des zones difficiles d’accès du corps humain.
« Pour que les microrobots puissent évoluer dans des environnements aussi complexes que le corps humain, il faut repenser leur conception dès le matériau qui les compose. C’est cette approche que nous souhaitons développer avec SAM3 », souligne Jean-Marie Raquez, chef du Service des Matériaux Polymères et Composites de l’UMONS.
Former une nouvelle génération de chercheurs
Au-delà de ses ambitions scientifiques, SAM3 est également un projet de formation. Douze doctorantes et doctorants seront recrutés au sein du réseau et bénéficieront d’un encadrement interdisciplinaire associant science des matériaux, microrobotique, génie et médecine, avec une exposition directe aux besoins du monde clinique et industriel.
L’obtention de ce projet s’inscrit dans le cadre d’appels européens particulièrement compétitifs. Sa préparation a bénéficié de l’accompagnement de la Cellule Europe de l’UMONS, qui soutient les équipes de recherche dans le montage de projets et la construction de consortiums internationaux.
Le projet SAM3 est financé par l’Union européenne dans le cadre du programme Horizon Europe – Action Marie Skłodowska-Curie Doctoral Networks (MSCA-DN). Coordonné par l’UMONS, le consortium réunit l’Université libre de Bruxelles (ULB), le Laboratorio Europeo di Spettroscopie Non Lineari (LENS, Italie), la Scuola Superiore Sant’Anna (Italie), l’Université Marie et Louis Pasteur (France), l’Empa (Suisse) et l’Université de Twente (Pays-Bas). Le réseau associe également plusieurs partenaires industriels, dont des start-ups et entreprises spécialisées, ainsi que des acteurs cliniques tels que l’Hôpital Erasme (ULB) et le Centre hospitalier régional universitaire de Besançon (CHRU). Ces partenaires contribueront notamment à la formation des doctorantes et doctorants, à travers des stages et des interactions directes avec les besoins du monde médical et industriel.