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Une thèse cofinancée CHU HELORA–UMONS explore une piste prometteuse pour la contraception masculine
Alors que les options de contraception masculine restent aujourd’hui très limitées, une thèse cofinancée par les CHU HELORA et l’UMONS ouvre une voie de recherche inédite. Porté par Sammy Ellatiff, au sein des services de Chimie thérapeutique et Pharmacognosie et de Biologie cellulaire de l’UMONS, en collaboration avec la Clinique de la fertilité des CHU HELORA, ce projet explore le potentiel de composés issus d’une plante médicinale pour développer une méthode non hormonale.
Lauréat de la bourse cofinancée par les CHU HELORA et l’UMONS, Sammy Ellatiff mènera ses travaux à l’interface de plusieurs disciplines, dans le cadre d’un projet consacré à la contraception masculine non hormonale. Aujourd’hui, les méthodes disponibles pour les hommes restent limitées au préservatif et à la vasectomie, ce qui souligne le besoin de nouvelles approches.
Encadrée par Amandine Nachtergael, promotrice et cheffe du Service de Chimie thérapeutique et Pharmacognosie, et par Elise Hennebert, chercheuse au sein du Service de biologie cellulaire, la thèse s’appuie également sur l’expertise clinique du Dr Jean-François Simon, à la Clinique de la fertilité des CHU HELORA .
« Ce projet s’inscrit dans une approche multidisciplinaire, combinant phytochimie, biologie cellulaire et accès à des données ethnobotaniques », souligne Amandine Nachtergael.
« Les travaux reposent sur l’analyse de différents paramètres fonctionnels des spermatozoïdes humains, tels que la mobilité ou la capacitation », précise Elise Hennebert.
Une plante étudiée pour ses effets sur la fertilité masculine
Le projet se concentre sur une plante médicinale dont certains extraits ont montré des effets sur la fertilité masculine dans des études antérieures. L’objectif ? Identifier des composés capables de modifier des fonctions essentielles des spermatozoïdes, telles que leur mobilité ou leur capacité de fécondation .
Les expériences seront menées à partir de spermatozoïdes collectés au sein de la Clinique de la fertilité des CHU HELORA. L’approche retenue repose sur un criblage phénotypique, qui consiste à observer les effets globaux des molécules sur les cellules, avant d’en identifier les cibles biologiques. Cette stratégie permet d’explorer des mécanismes encore peu documentés.
« Mieux comprendre la contraception, c’est aussi mieux comprendre la reproduction naturelle. C’est cette conviction qui guide un travail entamé depuis de nombreuses années autour de la fertilité. En approfondissant nos connaissances sur les mécanismes qui rendent possible – ou non – la fécondation, nous touchons à des phénomènes biologiques complexes, dont certains restent encore mystérieux. L’ouverture du projet à la faculté de pharmacie, avec l’étude d’une plante, marque une étape importante dans cette dynamique interdisciplinaire », souligne le Dr Jean-François Simon, Chef de service de gynécologie-obstétrique des sites de Mons & Warquignies des CHU HELORA et professeur à l’UMONS.
En associant recherche fondamentale et expertise clinique, cette thèse illustre la solidité du partenariat entre les CHU HELORA et l’UMONS. Elle ouvre des perspectives nouvelles dans un domaine encore largement à explorer.