3 projets d’excellence de l’UMONS sélectionnés dans le cadre du programme WEL-T
Porté conjointement par le FNRS et le WEL Research Institute, le WEL-T Investigator Programme soutient la recherche fondamentale stratégique en ingénierie, chimie et physique. Financé par la Région wallonne, il offre un appui pluriannuel conséquent à des chercheurs (Advanced grants, jusqu’à 350 000 € par an – Starting grants, jusqu’à 200 000 € par an). Parmi les 12 projets retenus cette année, 3 sont issus de l’UMONS, confirmant la diversité et la pertinence des travaux de l’université face aux grands enjeux technologiques et sociétaux.
Trois projets UMONS parmi les 12 lauréats
- Surveiller les batteries de l’intérieur
Le projet de Christophe Caucheteur (Service d’Électromagnétisme et Télécommunications), financé dans le cadre d’un Advanced Grant, vise à développer des capteurs multiparamétriques à fibre optique pour surveiller en temps réel l’état de santé des batteries, sans en perturber le fonctionnement. Cette approche vise à optimiser la fiabilité et la durée de vie des systèmes énergétiques.
« Ce projet permettra d’optimiser différents types de capteurs au sein d’une même fibre optique pour l’analyse in situ de batteries», explique Christophe Caucheteur.
- Récupérer la chaleur perdue pour réduire les émissions
Lauréat d’un Starting Grant, Ward De Paepe (Service Thermique et Combustion) s’attaque à un défi énergétique majeur : récupérer la chaleur latente des gaz de combustion et, plus largement, de toute forme de fumées en exploitant l’humidification. Cette approche vise à mieux valoriser la chaleur dite « fatale» et pourrait, à terme, contribuer à réduire les pertes thermiques et les émissions de CO₂ dans les systèmes de combustion.
« Nous viserons à explorer des solutions concrètes pour valoriser une énergie jusqu’ici perdue », souligne Ward De Paepe.
- Des nanoparticules au service de la radiothérapie
Le projet MPOWER, mené par Sophie Laurent (Service de Chimie générale, organique et biomédicale) et soutenu par un Advanced Grant, développe des nanoparticules d’oxyde de fer dopées par des complexes métalliques capables d’amplifier l’effet thérapeutique de la radiothérapie tout en limitant la toxicité pour les tissus sains. Ces particules présentent également un signal détectable en imagerie des particules magnétiques (MPI), une technologie prometteuse pour combiner traitement et diagnostic.
« Notre ambition est d’amplifier les effets thérapeutiques tout en préservant les tissus sains », indique Sophie Laurent.
Ces trois projets témoignent d’une recherche à la fois ambitieuse et appliquée, tournée vers des problématiques actuelles : fiabilité et efficacité énergétique et amélioration des traitements médicaux. Ils illustrent la capacité des équipes de l’UMONS à transformer la recherche fondamentale en avancées utiles à la société, sur des terrains scientifiques et technologiques clés.