Antimaçonnisme chez les jeunes : de vieux récits à l’ère numérique
Dans une analyse proposée par Stéphane François, professeur de science politique à l’École des Sciences Humaines et Sociales, l’antimaçonnisme contemporain est étudié à partir de discours spontanés recueillis auprès d’étudiant·e·s. Ces représentations apparaissent souvent de manière fragmentée : références aux Illuminati, évocation d’élites occultes ou contenus culturels glanés en ligne, qui servent de récits explicatifs simplificateurs face à un monde perçu comme complexe et anxiogène.
Avec l’âge, ces discours tendent à se structurer et à se politiser. Internet joue alors un rôle central, en favorisant une sélection d’informations conforme aux convictions individuelles et en disqualifiant les savoirs académiques. Pour Stéphane François, cette dynamique n’est pas nouvelle : elle illustre la persistance de récits complotistes anciens, simplement réadaptés aux formats et aux codes des sociétés numériques.
Pour une analyse approfondie, Stéphane François revient en détail sur ces dynamiques dans son article publié sur Fragments sur les temps présents.