Marie Joie, doctorante à l’UMONS, lauréate de la finale interuniversitaire de « Ma Thèse en 180 secondes »
Les couleurs de l’UMONS ont particulièrement rayonné lors de la finale interuniversitaire belge du concours « Ma Thèse en 180 secondes » (MT180), organisée ce mardi 12 mai 2026 sur le campus de Gembloux de l’Université de Liège.
Parmi les 15 doctorants et doctorantes en lice, trois candidats représentaient l’UMONS : Marie Joie, du Service de Protéomie et Microbiologie, Lisa Mussoi, du Service de Biologie des Organismes Marins et Biomimétisme, et Valentin Lecomte, du Service de Chimie Générale, Organique et Biomédicale.
À l’issue de cette finale, le jury a retenu trois lauréats à égalité, sans les classer entre eux. Parmi eux figure Marie Joie, aux côtés de Caroline Bottu et Pierre Cnockaert (UCLouvain). Le prix du public a quant à lui été attribué à Charles Modera (UNamur).
Une recherche innovante sur la dégradation du plastique par les champignons
Marie Joie travaille sur la dégradation du plastique par les champignons. L’objectif final de ses recherches est de pouvoir utiliser la biomasse fongique pour créer un matériau innovant, dans une approche bio-inspirée.
Son parcours académique nourrit directement ses recherches actuelles : « Ce projet réunit à la fois ma licence de biologie et mon master sur les matériaux bio-inspirés (que j’ai suivi à l’université de Pau et des Pays de l’Adour). »
Originaire du Sud-Ouest de la France, la jeune chercheuse a marqué les esprits par sa personnalité et son enthousiasme. « Pour la petite anecdote, je suis née à Mont-de-Marsan, dont les habitants s’appellent les Montois. Donc, je suis un peu Montoise en France et en Belgique », confie-t-elle avec humour.
Avant cette finale, Marie Joie a bénéficié d’un accompagnement spécifique assuré par l’équipe du MUMONS ainsi que par trois comédiens d’ARTS2 (arts au carré), afin de perfectionner sa prise de parole et sa vulgarisation scientifique.
Une victoire scientifique et personnelle
Au-delà de la reconnaissance scientifique, cette distinction représente aussi une véritable victoire personnelle pour la doctorante, qui évoque avec émotion le chemin parcouru. « Je détestais faire des présentations orales et prendre la parole ! Faire MT180, c’est une vraie fierté, une grande victoire personnelle pour moi. Je me suis montrée que j’en été capable, après le travail que j’ai fais ces dernières années pour passer au-delà de ma timidité. »
Les trois représentants de l’UMONS ont, chacun à leur manière, relevé avec brio le défi propre au concours MT180 : présenter un sujet de thèse complexe en seulement trois minutes, avec une seule diapositive, tout en restant accessibles, rigoureux et convaincants face à un large public.
Créé sur le modèle anglophone « Three Minute Thesis » lancé en Australie en 2008, le concours « Ma Thèse en 180 secondes » est devenu au fil des années un rendez-vous incontournable de la médiation scientifique en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Rendez-vous à Lausanne
Grâce à sa distinction, Marie Joie participera désormais, du 6 au 10 juillet prochain, à la Summer School « Sciences en scène » organisée à l’Université de Lausanne, en compagnie des lauréats belges, suisses et français. Au programme : formations, coaching à la vulgarisation et à la prise de parole en public, ainsi qu’un cabaret-spectacle autour des sciences mêlant narration, création artistique et spectacle vivant.
Une perspective que la jeune chercheuse accueille avec beaucoup d’émotion : « J’ai passé l’après-midi et la soirée avec un grand sourire aux lèvres tellement j’étais heureuse (j’ai bien incarné mon nom de famille !). Le lendemain matin, j’ai vraiment réalisé que j’avais eu un prix du jury. Ma famille et mes amis ont pu regarder la finale en direct, à distance, et ils étaient tellement heureux, fiers et émus. J’étais très heureuse de pouvoir leur faire vivre, même à distance, de belles émotions comme cela. C’était une expérience incroyable dont je ne garde que de bons souvenirs, ça m’aidera bien au-delà de la sphère professionnelle, et peut être que ça donnera envie à d’autres doctorants de tenter l’expérience.»














