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Altruisme et bienveillance, une brillante conférence à deux voix à l’UMONS Charleroi

Publié le 5 mars 2018
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Cette conférence « Altruisme et harcèlement » a rassemblé deux orateurs, Marcel Frydman et Bruno HUMBEECK, tous deux psychopédagogues et formés à la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education à l’UMONS.

L’UMONS Charleroi, à travers son cycle « Les Invités de l’UMONS », a, pour la première fois, le 21 février dernier, participé au Festival Kicks organisé par le théâtre de L’Ancre en proposant une conférence en résonance au spectacle « Freaks ».

La conférence « Altruisme et harcèlement », qui a rassemblé deux grands orateurs, Marcel Frydman et Bruno Humbeeck, a brillé par la qualité des interventions. Les deux psychopédagogues, formés à la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education à l’UMONS (B. Humbeeck étant l’ancien élève de M. Frydman !), ont réussi à tenir en haleine, pendant près de deux heures, un auditoire largement rempli.

Et si apprendre l’altruisme dès la petite enfance permettait de réduire le fléau du harcèlement ? Cette question, soulevée par Marcel Frydman, dans son ouvrage « Violence, indifférence et altruisme » était au cœur du débat. À travers ses nombreuses recherches, M. Frydman démontre que les comportements altruistes sont éducables. L’altruisme ne vient pas de soi. Il soutient qu’un véritable programme d’éducation sociale, systématique et étalé dans le temps, permettrait de développer l’empathie et l’altruisme, l’écoute, la communication non-violente… Le plus tôt est donc le mieux. Dès les maternelles, parallèlement à l’enseignement magistral, des espaces de parole pourraient favoriser ces compétences qui s’étaleraient tout au long de la vie et limiteraient la propagation du harcèlement.

Le harcèlement, tout le monde en parle mais au fond, c’est quoi ?

En tant que spécialiste de la résilience, Bruno Humbeeck a expliqué ce qu’était véritablement le concept du harcèlement qui prend racine dans le phénomène d’agressivité, avec quoi il ne faut pas le confondre. L’agressivité peut prendre plusieurs formes. On parle d’agressivité animale, par exemple, quand elle est liée à la mauvaise humeur, à l’irritation et que le sujet va trouver quelqu’un pour se décharger, diminuer sa tension. Il peut s’agir d’un comportement intrusif, inconvenant ou inapproprié sans pour autant être du harcèlement. L’harceleur va figer les rôles en prenant le statut de dominant (v.s. dominé) et toute différence sera utilisée pour massacrer et dégrader l’autre. L’enfant, victime de harcèlement, ne pourra pas se défendre tout seul. C’est à l’enseignant de trouver des solutions en travaillant sur l’intelligence émotionnelle. Les émotions ne se contestent pas. Les opinions, oui !

Pour découvrir l’intégralité de cette conférence, rendez-vous sur la chaîne You Tube UMONS TV Conférences / https://www.youtube.com/channel/UCy1Yylx7WuT8pevgukRx7Ng