Tom, étudiant en Bac 3, remporte la Ligue de Débats à l’Université San Jorge à Saragosse
Il a 21 ans, il est vice-président de l’AGE EII, et il n’était pas venu en Espagne pour ça. Pourtant, lorsqu’une professeure de l’Université San Jorge est passée dans les classes pour annoncer la Ligue de Débats, quelque chose s’est déclenché. « À la seconde où j’ai entendu « Ligue de Débats », j’ai su que j’y participerais. »
Passionné d’art oratoire, d’argumentation et des langues, Tom ne pouvait pas laisser passer cette chance qui réunissait ses trois passions.
Un mois de préparation pour le concours
S’inscrire dans un concours de débat, dans un pays étranger contre des étudiants dont l’espagnol est la langue maternelle n’est pas anodin. « Ça fait de nous un outsider, et peut-être même, sur papier, un « boulet linguistique » pour le reste de l’équipe » indique Tom. Mais cela ne l’a pas empêché de vouloir relever le défi !
La compétition suivait le format appelé Karl Popper : deux équipes de quatre membres débattent (cinq lors de cette édition), chacun avec un rôle défini : introduction, argumentation, conclusion. Un format auquel Tom avait déjà été initié grâce au département d’anglais à l’EII. Le sujet de cette édition à San Jorge : « L’État doit-il intervenir dans le marché immobilier afin de garantir l’accès au logement ? ». Malgré la difficulté que cela pouvait présenter, Tom a choisi de faire la conclusion. C’est elle qui résume, qui rappelle les arguments de l’équipe, qui « désamorce » ceux de l’adversaire, et qui laisse une dernière impression au jury. « Elle est souvent considérée comme le rôle sur lequel tout le débat se joue. La conclusion est le seul rôle qui a le pouvoir de totalement renverser un débat. »
« Je dois cette victoire en partie à la Faculté »
« Les espagnols ont un débit de parole assez élevé. Mais lorsqu’ils sont en transe dans un débat, avec toute cette adrénaline qui les anime, et qu’ils n’ont qu’une poignée de minutes pour dérouler leur argumentation. C’est toute une autre histoire. » Pourtant, son équipe et lui-même ont dominé la phase de groupes en étant la seule formation à remporter ses trois débats avec la moyenne la plus élevée avant de s’imposer en finale. « Recevoir un trophée où est inscrit « Équipe gagnante de la 7e édition de la Ligue de Débats de l’Université San Jorge », c’est une sensation de satisfaction intense. »
Tom est clair : la formation reçue à Mons n’est pas étrangère à sa victoire. « Si j’ai pu aller si loin dans la compétition, c’est grâce au bagage linguistique que le département espagnol m’a fourni avant de partir en Espagne. Les unités didactiques de la première année, les nombreuses rédactions et traductions rédigées, les lectures et les oraux présentés m’ont apporté les connaissances linguistiques requises pour pouvoir être compétitif lors d’un tel concours. »

La mobilité, c’est aussi ça
Malgré son enthousiasme à l’idée de s’inscrire à la ligue de débat, Tom a d’abord douté de sa capacité à être compétitif sur le plan linguistique. C’est la professeure organisatrice et d’autres étudiants qui l’ont encouragé à s’inscrire. Ce qu’il en retient ? « Même si les probabilités ne semblent pas jouer en notre faveur, seuls ceux qui tentent ont une chance de réussir, et cette chance, je l’ai saisie. »
Son message aux étudiants qui hésitent encore à se lancer dans ce type de défi pendant leur mobilité est aussi simple que direct : « Je leur dirais que c’est aussi à ça que sert la mobilité. Il ne s’agit pas seulement de rester dans sa zone de confort, mais bien de participer à des activités ou des concours qui nous forcent à apprendre. Je pense que c’est véritablement ce genre d’événements qui nous forge, non seulement en tant que futurs traducteurs/interprètes, mais aussi et surtout sur le plan humain. »