Historique

De l’Ecole des Mines à la Faculté Polytechnique de Mons

En 1836, sur proposition de Jean-Baptiste Thorn, deuxième gouverneur du Hainaut de la Belgique indépendante, le conseil Provincial du Hainaut reconnaît la nécessité pour la Province de promouvoir la formation d’ingénieurs aptes à exercer les diverses professions industrielles de l’époque. Nos houillères, hauts fourneaux, laminoirs, verreries, faïenceries, raffineries et sucreries se développent à un rythme soutenu et les bassins industriels du Hainaut sont en pleine transformation. En sa séance du 21 octobre 1836, le Conseil Provincial prend la décision de créer à Mons une « Ecole Provinciale des Mines du Hainaut ». L’arrêté royal du 27 septembre 1837 la place sous le contrôle de la Députation Permanente et, le 1er novembre de la même année, les cours s’ouvrent dans un local offert par la Ville de Mons. Les crédits annuels sont alloués par la Province de Hainaut et par la Ville de Mons. Les premiers cours de l’Ecole Provinciale des Mines du Hainaut (1837-1838) auront lieu le premier lundi de novembre 1837

suite du récit…

1837-2012 : 175 ans

Ils sont jeunes ingénieurs … Ils sont diplômés d’une grande école d’ingénieurs … Ils s’appellent Alphonse et Théophile. Mais les jeunes ingénieurs ne portent plus ces prénoms là aujourd’hui, et pour cause…

Nous sommes en 1837 et le gouvernement provincial du Hainaut a décidé de confier à Théophile Guibal et Adolphe Devillez la responsabilité d’organiser les programmes de l’Ecole Provinciale des Mines du Hainaut, nouvellement créée.

Ces deux jeunes ingénieurs sont issus de l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures de Paris, fondée huit ans auparavant. Le premier lundi de novembre 1837, ils accueillent avec deux autres collègues leurs premiers étudiants, qui entament un cycle d’études dont la durée était fixée à l’époque à deux ans. Les quatre diplômés de la première promotion sortiront donc en 1839.

Directeurs, administrateurs, recteurs et doyens qui se sont succédés à la tête de la Faculté Polytechnique de Mons depuis 1837
  • Adolphe Devillez, de 1837 à 1865, sans titre
  • Adolphe Devillez, de 1866 à 1888, nommé Directeur pour la 1ère fois
  • M. Lambert, de 1888 à 1890, Directeur intérimaire
  • Auguste Macquet, de 1890 à 1918, Directeur
  • Armand Halleux, de 1918 à 1923, Administrateur
  • Jules Yernaux, de 1923 à 1934, Administrateur
  • Jules Yernaux, de 1934 à 1946, Administrateur-Directeur
  • A.J. Jadot, de 1946 à 1952, Administrateur
  • Pierre Houzeau de Lehaie, de 1952 à 1954, Administrateur
  • Pierre Houzeau de Lehaie, de 1954 à 1970, nommé Recteur pour la 1ère fois
  • Jean Baland, de 1970 à 1974, Recteur
  • René Emile Baland, de 1974 à 1986, Recteur
  • Christian Bouquegneau, de 1986 à 1994, Recteur
  • Serge Boucher, de 1994 à 2006, Recteur
  • Calogero Conti, de 2006 à 2009, Recteur
  • Paul Lybaert, de 2009 à 2014, Doyen
  • Pierre Dehombeux, de 2014 à 2018, Doyen
Le Collège de Houdain

A l’origine ce bâtiment forme le collège de Houdain, collège d’humanité fondé en 1545 par le Magistrat de la Ville de Mons. Sis au cœur de l’ancien jardin de l’hôpital de Houdain, l’édifice actuel date du 1er tiers du XVIIIe siècle et fut dessiné par l’architecte Claude-J. de Bettignies, aussi auteur du campanile de Sainte-Elisabeth, et reconstruit de 1735 à 1739 par le même architecte. L’aile originelle est surmontée d’un campanile ajouré et de lucarnes d’agrément.

Intégré en 1781 à l’Hôpital du Saint-Esprit et au Bureau de Bienfaisance, le collège reçu le nom de caserne de Saint-Esprit. Après la suppression du collège en 1794, il fut occupé par des ateliers. L’Ecole des Mines le récupéra en 1878. C’est alors que seront édifiées la partie centrale et l’aile de droite actuelle par l’architecte Hector Puchot, en 1900-1904.

Le monument de bronze installé en 1902 au centre de la cour d’honneur représente Guibal et Devillez, fondateurs de l’Ecole des Mines. Il est l’œuvre de L. Devillez.

Aujourd’hui, l’ancien collège de Houdain est intégré dans les bâtiments de la Faculté Polytechnique. Construction homogène, vaste et austère, à quatre niveaux dont un rez-de-chaussée orné d’une belle galerie de neuf arcades en plein cintre. L’intérieur comprend un remarquable escalier en fonte et en « petit granit » de Soignies.

Outre le site historique de la Faculté Polytechnique, ces bâtiments abritent un espace muséal.